Le Projet MLW se dote d’un Instrument de Mesure de l’Impact de ses Actions
Basankusu, le 26 Janvier 2008. Le Consortium Maringa-Lopori-Wamba dispose désormais d’un outil de mesure de ses actions sur terrain. C’est le résultat de sept jours d’intense labeur.
En effet, du 20 au 26, les différents membres de Consortium, dont le SNV (l’Organisme Hollandais de Développement), ICRAF, WorldFish Center, REFADD (Réseau des Femmes Africaines pour le Développement Durable) et AWF (African Wildlife Foundation), leader du consortium, se sont retrouvés à Basankusu pour réfléchir sur la possibilité de mettre en place un «mécanisme de suivi de l’impact des interventions prioritaires du Projet MLW sur le livelihood et l’habitat ».
Le premier jour était essentiellement dominé par des communications. M. Jef DUPAIN, qui était le premier à prendre la parole, a présenté le landscape de Maringa-Lopori-Wamba. Selon lui, le projet MLW procède de la volonté du PFBC (Partenariat pour les Forets du Bassin du Congo) dont l’engagement est de chercher à promouvoir simultanément le bien-être et le développement économique des populations par la gestion durable des ressources forestières et fauniques et la préservation de l’exceptionnelle biodiversité ……, mais aussi de l’objectif stratégique CARPE qui poursuit la réduction de la destruction de l’habitat et la perte de biodiversité par une meilleure gestion des ressources naturelles, visant une réduction de pauvreté.

Fig. 1: La carte du Paysage Maringa-Lopori-Wamba.
Le Directeur du Programme AWF et Leader du Consortium MLW est passé ensuite à la présentation les différents partenaires (SNV, ICRAF, REFADD, WorldFish, UCL et UMD) qui aident le programme à atteindre ses objectifs. Il a aussi dit un mot sur le plan d’utilisation de terres ou le zonage, après avoir expliqué la structuration du Programme. M. DUPAIN a aussi abordé l’octroi de Small Grants aux organisations locales et la réactivation de l’agriculture comme solution alternative à la conservation. Il a évoqué aussi la création de la Réserve de Faune de Lomako-Yokokala dans laquelle le Programme veut développer un projet de Tourisme scientifique et bien d’autres activités. M. DUPAIN a terminé sa courte communication en soulignant que l’organisation qu’il dirige, AWF, s’efforçait d’apporter un appui technique au gouvernement congolais par le canal de l’Institut Congolais de Conservation de la Nature, ICCN, ce dernier qui, selon, lui gère la Réserve de Faune de Lomako-Yokokala.
La seconde série de communications a été faite par ICRAF. La première communication de la série a été introduite par M. Peter Mbile, Chercheur de son état. Il a parlé de l’Agroforesterie dans les “mosaïques de paysage » ou ALAM. Peter estime que la mission d’ALAM est «d’améliorer la science et la pratique de la conservation à travers une meilleure compréhension de l'agroforesterie et des communautés dans les paysages qui comportent les zones agricoles, les arbres, et les aires protégés» et que son objectif dans le landscape de Maringa-Lopori-Wamba est «d’offrir une manière de faire la recherche-développement qui vise à réduire simultanément les conflits entre la conservation de la biodiversité et les mécanisme indigènes du bien-être; et d’accroître l’efficacité de la production agro-forestière, en se concentrant sur les processus fondamentaux qui sont: écologiques, sociaux et économiques affectant la santé des écosystèmes et la croissance économiques». L’ICRAF Peter Mbile a ensuite expliqué la structure de mise en place ou fonctionnement d’ALAM. Cette structure procède de la manière suivante: les analyses participatives de problèmes, suivies de la recherche et des fonctions de la production, des écosystèmes et du bien-être, puis les compensations, des options de négociations la rétroaction et les résultats. C’est alors qu’il a distingue trois moteurs importants d’ALAM: le suivi et évaluation du mécanisme du bien-être, la gouvernance et l’entreprise. C’est alors qu’il a suggéré la mise en place d’une radio communautaire afin d’influer sur les idées et le changement de mentalités dans le landscape. Peter a conclu cette première intervention d’ICRAf par la présentation d’une série de planches représentant l’évolution annuelle de points de feu, indicatifs de l’activité agricole dans le landscape de 2001 à 2006. Elles sont aussi des indices légitimes des sites pilotes quand à leurs potentialités de génération des connaissances.

NPM:Une vue de tous les séminaristes représentants les cinq membres du Consortium MLW.
Le Dr. Ann Degrande d’ICRAF a succédé à son collègue Peter Mbile pour parler du cadre du bien-être. Elle a convié l’assistance à la réflexion sur comment le cadre du bien-être peut être appliqué comme cadre théorique dans le landscape Maringa-Lopori-Wamba. En d’autres termes, comment la population du landscape peut augmenter ses revenus, améliorer son bien-être et réduire sa vulnérabilité tout en sauvegardant les espèces végétales et animales et en préservant les services environnementaux de la forêt. Ce jeu de questionnement l’a conduit à explorer et exploiter le cadre théorique de DFID (1999) qui détaille avec plus ou moins de bonheur la marche vers une amélioration du niveau de vie en même temps que la poursuite de l’entreprise de conservation de la biodiversité. Ce cadre part du contexte de vulnérabilité de la population (chocs, tendances, saisonnalités) pour atteindre les objectifs que sont: l’amélioration du bien-être et la conservation en passant par le capital, les structures et processus de transformation et les stratégies de subsistance.
De son côté, l’ICRAF Charly Facheux, le troisième de la série, a entretenu les séminaristes sur les mécanismes du fonctionnement du marché. En clair, il a exposé sur les possibles solutions pour le marketing et le développement des activités génératrices de revenus. D’entrée de jeu, il a expliqué les différents types de producteurs (pauvres et plus pauvres). Ces derniers ayant pour besoin d’assistance des premiers. il a aussi parle de piliers majeurs susceptibles d’aider les petits producteurs agricoles à augmenter le niveau de leurs revenus dont, l’appui aux plus pauvres a travers les approches et stratégies participatives, la mobilisation de petits producteurs en groupes organisés et l’organisation de la filière agricole et de production.
Pour ce faire, M. Facheux a proposé une méthodologie qui combine la recherche, le développement de technologies appropriées, l création de groupes d’entreprises agricoles, le développement des secteurs secondaires et l’analyse de la chaîne de valeurs.
Enfin, Charly Facheux a expliqué à l’assistance le fonctionnement du modèle intégré de producteurs agricoles avant de terminer par les services d’appui à la commercialisation de produits agricoles et des possibles conclusions, si la procédure est suivie scrupuleusement.
Peter Mbile est revenu pour proposer un système du suivi et évaluation d’ALAM. Apres la définition des concepts, il est passé aux différentes catégories d’évaluation. C’est alors qu’il a distingué une évaluation (Ex-ante, en cours et Ex-post). Mais il y a aussi dégagé une évaluation participative, une évaluation de l’impact, d’effets et de résultats, puis il a dit un mot sur les indicateurs (de performance et d’impact avant de chuter sur les moyens de vérification et des outils de collecte de données.
John Mafolo, Coordonnateur National ICRAF/RDC est venu clôturer cette série ICRAF de PowerPoint présentations. Il a expliqué à l’assistance le travail qu’ICRAF fait présentement sur terrain. L’assistance a été informée que le Centre Mondial d’Agroforesterie entretient en ce moment une dizaine de pépinières disséminées à travers le landscape et qu’il travaille en collaboration avec les populations pour la distribution de semence améliorées.
Avant la pause de midi, c’était au tour de M. Alain Rousseau du SNV d’édifier les participants sur les indicateurs de performance et d’impact. Il est parti des inputs jusqu'à l’impact à travers le principe du modèle de vagues, en passant par le output, outcome et les effets. Mais, ces étapes obéissent a une certaine logique, mieux elles procèdent d’une stratégie qui part de l’analyse du contexte jusqu'à la vérification du output et du outcome en s’attardant sur les résultats du programme, la contribution du programme MLW au PRSP, l’analyse de l’impact des parties prenantes (CARPE), les programmes du secteur spécifiques, les groupes d’activités, l’évaluation d’effets, les groupes d’activités, l’évaluation d’effets, l’activité sur terrain et l’implémentation. Par ailleurs, tout absence de liens entre étapes, entraîne l’absence d’effets et d’impact.
Dans l’après-midi du Mardi, les séminaristes ont eu droit à deux communications supplémentaires, toutes deux relatives à la modélisation spatiale. MM. Jean-Paul Kibambe et Pierre Defourny de l’UCL, qui ont les premiers pris la parole cet après-midi, ont présenté la modélisation spatiale MLW. En une vingtaine de minutes, ils se sont efforcés d’expliquer aux séminaristes le fonctionnement du territoire et en dégager les différents usages, l’occupation du sol dans le landscape MLW à partir images qui leur sont fournies par le satellite (MARXAN). Grâce a la même technologie dite de GIS, ils sont en mesure de prédire la dégradation de la biodiversité et le niveau économique des populations à partir de la distribution spatiale des habitants.

NPM: Visite sur terrain (Groupe GIS)
La seconde journée, les séminaristes s’étaient regroupés en deux sous-commissions de travail: Livelihood Group et le GIS Group. Les deux groupes avaient pour tâche de développer un mécanisme de suivi et d’évaluation de l’impact des interventions prioritaires du projet MLW, mais chacun dans le domaine qui est le sien. Livelihood ou mécanisme de survie pour le premier et dégradation de l’habitat pour le second. Il est intéressant de noter que tout au long de travaux en commissions, les deux sous-groupes ont régulièrement effectué des visites sur terrain pour enrichir leurs échanges.

NPM: Visite au Port Privé de Basa (Groupe Livelihood)
Il convient aussi de noter que la journée de mardi 22 janvier, a été marquée par la visite du Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, M. José ENDUNDO BONONGE, en compagnie de l’Envoyé Spécial du Premier Ministre Britannique, M. Barry GARDINER et de l’Ambassadeur du Royaume-Uni en RD Congo, M. Nick Kay.

NPM: Le Ministre et sa délégation pendant la séance du travail à Basa.
Au bout de 5 jours de travail intense, le sixième jour a été ponctué de quelques présentations faites par les agents AWF. Il s’agit de Melchior Ngwesya qui travaille sur la chasse contrôlée, le Ghislain BELEMBO, chargé de l’évaluation sur terrain. Les deux ont présenté ce qu’ils font sur terrain. Enfin, le REFADD Auvalie KIVWILA partenaire du Projet MLW a aussi parlé des activités de son organisation sur terrain dans le domaine des solutions alternatives. Dans cette série, la dernière présentation a été celle faite par M. Pierrot MBONZO de l’ONG Amis de Bonobos du Congo. Il est venu en observateur, puisque son organisation veut tenter une expérience inédite: réintroduire les Bonobos dans leur habitat naturel. Pour ce faire, il est venu s’imprégner de ce qui se fait au sein du Consortium, car la partie choisie pour relâcher les 20 primates se retrouve dans le MLW landscape.
Le clou de la journée a été la restitution de tous les travaux en présence des autorités politico-administratives du District de l’Equateur, après une autre restitution de deux sous commissions.
M. INDJASSA Germain qui s’est livré à l’exercice a rappelé tour à tour les points saillants de chaque jour jusqu’au dernier jour.
Apres un change fructueux entre les autorités et les séminaristes, le Commissaire du District (CDD), M. Jean-Baptiste KANDJ SANGUPAMBA a remercié ces derniers pour le travail abattu. Il a insisté pour que le programme mette un accent tout particulier sur l’amélioration du bien-être des populations de sa juridiction, avant de leur souhaiter plein succès de l’exécution du programme.

M. KANDJ SANGUPAMBA (CDD) remerciant les séminaristes
En écho à ce mot du Commissaire du District de l’Equateur, M. Jef DUPAIN, Leader du Consortium MLW et Directeur du Programme AWF s’est félicité de l’accueil chaleureux et de l’hospitalité quasi-légendaire dont sa délégation a été l’objet pendant toute la semaine. Il a promis que son Programme ensemble avec les autres membres du Consortium feront tout ce qui est en leur pouvoir pour rencontrer les attentes des populations, mais non sans leur appui. Le cocktail qui s’en est suivi a été sanctionné par une photo de famille.

NPM: M. le Commissaire du District avec les Séminaristes
Le dimanche 27 janvier, les séminaristes ont repris l’avion pour Kinshasa satisfaits du travail abattu.

En effet, du 20 au 26, les différents membres de Consortium, dont le SNV (l’Organisme Hollandais de Développement), ICRAF, WorldFish Center, REFADD (Réseau des Femmes Africaines pour le Développement Durable) et AWF (African Wildlife Foundation), leader du consortium, se sont retrouvés à Basankusu pour réfléchir sur la possibilité de mettre en place un «mécanisme de suivi de l’impact des interventions prioritaires du Projet MLW sur le livelihood et l’habitat ».
Le premier jour était essentiellement dominé par des communications. M. Jef DUPAIN, qui était le premier à prendre la parole, a présenté le landscape de Maringa-Lopori-Wamba. Selon lui, le projet MLW procède de la volonté du PFBC (Partenariat pour les Forets du Bassin du Congo) dont l’engagement est de chercher à promouvoir simultanément le bien-être et le développement économique des populations par la gestion durable des ressources forestières et fauniques et la préservation de l’exceptionnelle biodiversité ……, mais aussi de l’objectif stratégique CARPE qui poursuit la réduction de la destruction de l’habitat et la perte de biodiversité par une meilleure gestion des ressources naturelles, visant une réduction de pauvreté.
Fig. 1: La carte du Paysage Maringa-Lopori-Wamba.
Le Directeur du Programme AWF et Leader du Consortium MLW est passé ensuite à la présentation les différents partenaires (SNV, ICRAF, REFADD, WorldFish, UCL et UMD) qui aident le programme à atteindre ses objectifs. Il a aussi dit un mot sur le plan d’utilisation de terres ou le zonage, après avoir expliqué la structuration du Programme. M. DUPAIN a aussi abordé l’octroi de Small Grants aux organisations locales et la réactivation de l’agriculture comme solution alternative à la conservation. Il a évoqué aussi la création de la Réserve de Faune de Lomako-Yokokala dans laquelle le Programme veut développer un projet de Tourisme scientifique et bien d’autres activités. M. DUPAIN a terminé sa courte communication en soulignant que l’organisation qu’il dirige, AWF, s’efforçait d’apporter un appui technique au gouvernement congolais par le canal de l’Institut Congolais de Conservation de la Nature, ICCN, ce dernier qui, selon, lui gère la Réserve de Faune de Lomako-Yokokala.
La seconde série de communications a été faite par ICRAF. La première communication de la série a été introduite par M. Peter Mbile, Chercheur de son état. Il a parlé de l’Agroforesterie dans les “mosaïques de paysage » ou ALAM. Peter estime que la mission d’ALAM est «d’améliorer la science et la pratique de la conservation à travers une meilleure compréhension de l'agroforesterie et des communautés dans les paysages qui comportent les zones agricoles, les arbres, et les aires protégés» et que son objectif dans le landscape de Maringa-Lopori-Wamba est «d’offrir une manière de faire la recherche-développement qui vise à réduire simultanément les conflits entre la conservation de la biodiversité et les mécanisme indigènes du bien-être; et d’accroître l’efficacité de la production agro-forestière, en se concentrant sur les processus fondamentaux qui sont: écologiques, sociaux et économiques affectant la santé des écosystèmes et la croissance économiques». L’ICRAF Peter Mbile a ensuite expliqué la structure de mise en place ou fonctionnement d’ALAM. Cette structure procède de la manière suivante: les analyses participatives de problèmes, suivies de la recherche et des fonctions de la production, des écosystèmes et du bien-être, puis les compensations, des options de négociations la rétroaction et les résultats. C’est alors qu’il a distingue trois moteurs importants d’ALAM: le suivi et évaluation du mécanisme du bien-être, la gouvernance et l’entreprise. C’est alors qu’il a suggéré la mise en place d’une radio communautaire afin d’influer sur les idées et le changement de mentalités dans le landscape. Peter a conclu cette première intervention d’ICRAf par la présentation d’une série de planches représentant l’évolution annuelle de points de feu, indicatifs de l’activité agricole dans le landscape de 2001 à 2006. Elles sont aussi des indices légitimes des sites pilotes quand à leurs potentialités de génération des connaissances.
NPM:Une vue de tous les séminaristes représentants les cinq membres du Consortium MLW.
Le Dr. Ann Degrande d’ICRAF a succédé à son collègue Peter Mbile pour parler du cadre du bien-être. Elle a convié l’assistance à la réflexion sur comment le cadre du bien-être peut être appliqué comme cadre théorique dans le landscape Maringa-Lopori-Wamba. En d’autres termes, comment la population du landscape peut augmenter ses revenus, améliorer son bien-être et réduire sa vulnérabilité tout en sauvegardant les espèces végétales et animales et en préservant les services environnementaux de la forêt. Ce jeu de questionnement l’a conduit à explorer et exploiter le cadre théorique de DFID (1999) qui détaille avec plus ou moins de bonheur la marche vers une amélioration du niveau de vie en même temps que la poursuite de l’entreprise de conservation de la biodiversité. Ce cadre part du contexte de vulnérabilité de la population (chocs, tendances, saisonnalités) pour atteindre les objectifs que sont: l’amélioration du bien-être et la conservation en passant par le capital, les structures et processus de transformation et les stratégies de subsistance.
De son côté, l’ICRAF Charly Facheux, le troisième de la série, a entretenu les séminaristes sur les mécanismes du fonctionnement du marché. En clair, il a exposé sur les possibles solutions pour le marketing et le développement des activités génératrices de revenus. D’entrée de jeu, il a expliqué les différents types de producteurs (pauvres et plus pauvres). Ces derniers ayant pour besoin d’assistance des premiers. il a aussi parle de piliers majeurs susceptibles d’aider les petits producteurs agricoles à augmenter le niveau de leurs revenus dont, l’appui aux plus pauvres a travers les approches et stratégies participatives, la mobilisation de petits producteurs en groupes organisés et l’organisation de la filière agricole et de production.
Pour ce faire, M. Facheux a proposé une méthodologie qui combine la recherche, le développement de technologies appropriées, l création de groupes d’entreprises agricoles, le développement des secteurs secondaires et l’analyse de la chaîne de valeurs.
Enfin, Charly Facheux a expliqué à l’assistance le fonctionnement du modèle intégré de producteurs agricoles avant de terminer par les services d’appui à la commercialisation de produits agricoles et des possibles conclusions, si la procédure est suivie scrupuleusement.
Peter Mbile est revenu pour proposer un système du suivi et évaluation d’ALAM. Apres la définition des concepts, il est passé aux différentes catégories d’évaluation. C’est alors qu’il a distingué une évaluation (Ex-ante, en cours et Ex-post). Mais il y a aussi dégagé une évaluation participative, une évaluation de l’impact, d’effets et de résultats, puis il a dit un mot sur les indicateurs (de performance et d’impact avant de chuter sur les moyens de vérification et des outils de collecte de données.
John Mafolo, Coordonnateur National ICRAF/RDC est venu clôturer cette série ICRAF de PowerPoint présentations. Il a expliqué à l’assistance le travail qu’ICRAF fait présentement sur terrain. L’assistance a été informée que le Centre Mondial d’Agroforesterie entretient en ce moment une dizaine de pépinières disséminées à travers le landscape et qu’il travaille en collaboration avec les populations pour la distribution de semence améliorées.
Avant la pause de midi, c’était au tour de M. Alain Rousseau du SNV d’édifier les participants sur les indicateurs de performance et d’impact. Il est parti des inputs jusqu'à l’impact à travers le principe du modèle de vagues, en passant par le output, outcome et les effets. Mais, ces étapes obéissent a une certaine logique, mieux elles procèdent d’une stratégie qui part de l’analyse du contexte jusqu'à la vérification du output et du outcome en s’attardant sur les résultats du programme, la contribution du programme MLW au PRSP, l’analyse de l’impact des parties prenantes (CARPE), les programmes du secteur spécifiques, les groupes d’activités, l’évaluation d’effets, les groupes d’activités, l’évaluation d’effets, l’activité sur terrain et l’implémentation. Par ailleurs, tout absence de liens entre étapes, entraîne l’absence d’effets et d’impact.
Dans l’après-midi du Mardi, les séminaristes ont eu droit à deux communications supplémentaires, toutes deux relatives à la modélisation spatiale. MM. Jean-Paul Kibambe et Pierre Defourny de l’UCL, qui ont les premiers pris la parole cet après-midi, ont présenté la modélisation spatiale MLW. En une vingtaine de minutes, ils se sont efforcés d’expliquer aux séminaristes le fonctionnement du territoire et en dégager les différents usages, l’occupation du sol dans le landscape MLW à partir images qui leur sont fournies par le satellite (MARXAN). Grâce a la même technologie dite de GIS, ils sont en mesure de prédire la dégradation de la biodiversité et le niveau économique des populations à partir de la distribution spatiale des habitants.
NPM: Visite sur terrain (Groupe GIS)
La seconde journée, les séminaristes s’étaient regroupés en deux sous-commissions de travail: Livelihood Group et le GIS Group. Les deux groupes avaient pour tâche de développer un mécanisme de suivi et d’évaluation de l’impact des interventions prioritaires du projet MLW, mais chacun dans le domaine qui est le sien. Livelihood ou mécanisme de survie pour le premier et dégradation de l’habitat pour le second. Il est intéressant de noter que tout au long de travaux en commissions, les deux sous-groupes ont régulièrement effectué des visites sur terrain pour enrichir leurs échanges.
NPM: Visite au Port Privé de Basa (Groupe Livelihood)
Il convient aussi de noter que la journée de mardi 22 janvier, a été marquée par la visite du Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, M. José ENDUNDO BONONGE, en compagnie de l’Envoyé Spécial du Premier Ministre Britannique, M. Barry GARDINER et de l’Ambassadeur du Royaume-Uni en RD Congo, M. Nick Kay.
NPM: Le Ministre et sa délégation pendant la séance du travail à Basa.
Au bout de 5 jours de travail intense, le sixième jour a été ponctué de quelques présentations faites par les agents AWF. Il s’agit de Melchior Ngwesya qui travaille sur la chasse contrôlée, le Ghislain BELEMBO, chargé de l’évaluation sur terrain. Les deux ont présenté ce qu’ils font sur terrain. Enfin, le REFADD Auvalie KIVWILA partenaire du Projet MLW a aussi parlé des activités de son organisation sur terrain dans le domaine des solutions alternatives. Dans cette série, la dernière présentation a été celle faite par M. Pierrot MBONZO de l’ONG Amis de Bonobos du Congo. Il est venu en observateur, puisque son organisation veut tenter une expérience inédite: réintroduire les Bonobos dans leur habitat naturel. Pour ce faire, il est venu s’imprégner de ce qui se fait au sein du Consortium, car la partie choisie pour relâcher les 20 primates se retrouve dans le MLW landscape.
Le clou de la journée a été la restitution de tous les travaux en présence des autorités politico-administratives du District de l’Equateur, après une autre restitution de deux sous commissions.
M. INDJASSA Germain qui s’est livré à l’exercice a rappelé tour à tour les points saillants de chaque jour jusqu’au dernier jour.
Apres un change fructueux entre les autorités et les séminaristes, le Commissaire du District (CDD), M. Jean-Baptiste KANDJ SANGUPAMBA a remercié ces derniers pour le travail abattu. Il a insisté pour que le programme mette un accent tout particulier sur l’amélioration du bien-être des populations de sa juridiction, avant de leur souhaiter plein succès de l’exécution du programme.
M. KANDJ SANGUPAMBA (CDD) remerciant les séminaristes
En écho à ce mot du Commissaire du District de l’Equateur, M. Jef DUPAIN, Leader du Consortium MLW et Directeur du Programme AWF s’est félicité de l’accueil chaleureux et de l’hospitalité quasi-légendaire dont sa délégation a été l’objet pendant toute la semaine. Il a promis que son Programme ensemble avec les autres membres du Consortium feront tout ce qui est en leur pouvoir pour rencontrer les attentes des populations, mais non sans leur appui. Le cocktail qui s’en est suivi a été sanctionné par une photo de famille.
NPM: M. le Commissaire du District avec les Séminaristes
Le dimanche 27 janvier, les séminaristes ont repris l’avion pour Kinshasa satisfaits du travail abattu.

