Bulletin du mois d’août 2007: Gabon
Rétrospective de l’actualité environnementale parue dans la presse écrite Gabonaise
Chers lecteurs,
La particularité de notre bulletin de ce mois portera sur les changements climatiques, la gestion de la faune sauvage, l’éco-tourisme et la promotion du tourisme par la musique.
Changements climatiques
Il est évoqué dans l’Union n° 9491 du 08/08/07, à la page 3, le phénomène lié à l’évolution du climat à travers toute la planète.
Pour le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les pays industrialisés devront assumer les changements climatiques avec la coopération active des pays en développement, en particulier dans la mise en place des meilleurs mécanismes financiers internationaux. Car, reconnaît-il, «la lutte contre les changements climatiques occupe désormais une place centrale dans les politiques nationales et mondiales, en réponse aux signaux potentiellement dévastateurs du climat lui-même».
A cet effet, les Etats membres sont invités à conclure en décembre prochain un ’’accord global’’ s’inscrivant dans ce processus et qui aborderait la question de l’évolution du climat sous tous ses aspects, notamment, l’adaptation, l’atténuation des effets, les technologies propres, la déforestation, la désertification et la mobilisation des ressources.
Gestion de la faune sauvage
A la page 7 consacrée à la rubrique ‘’Economie’’ de l’union n° 9496, il ressort que le trafic des animaux exotiques génère un chiffre d’affaires de 100 milliards de francs.
Partant de cette réalité, la Fondation Brigitte Bardot lance une nouvelle campagne contre la détention d’animaux sauvages.
Selon une étude menée par la structure, il est démontré que le commerce illégal d’animaux comme les singes, les gorilles, les félins et les oiseaux (le perroquet) et d’autres encore reste très prospère.
Cette activité occuperait le 3ème rang mondial après la drogue et les armes dans les pratiques illégales.
La responsable de la Fondation affirme que la détention d’animaux est devenue un phénomène de mode. Alors que c’est une grave erreur de considérer un animal sauvage comme un animal domestique, pourtant nous savons que la place de ce dernier n’est ni dans un appartement, ni dans une maison. D’où la nécessité de savoir que la plupart des animaux sauvages enlevés de leur milieu naturel ont une santé fragile et que les personnes qui les gardent ne peuvent jamais reconstituer leur biotope. Et aussi, une fois ces animaux hors de leur cadre de vie habituel sont à l’origine de la fragilisation de l’écosystème et la disparition des espèces.
Un des nombreux dangers qu’il faut noter dans la détention d’animaux sauvages est la transmission de nombreuses maladies à l’homme.
Eco-tourisme
La présentation à la page 5 du n° 9500 du quotidien l’Union, porte à nouveau sur le Parc National de la Lopé-Okanda.
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, plusieurs articles de presse présentent les différents aspects de ce parc. L’auteur estime que les effets liés à ce choix auront un impact induit sur la vie des populations avoisinantes.
Ainsi, l’éco-tourisme trouve un terrain de prédilection dans ce parc dont l’immensité des trésors est encore insoupçonnée. La Lopé est définie par certains chercheurs comme un bouquet de merveilles, avec les 63 mammifères qu’il abrite, des populations de plus de 1000 mandrills, des gorilles et des chimpanzés, indique le conservateur de ce parc. Nous pouvons ajouter à cet inventaire, la présence de 1500 espèces de plantes et 400 espèces d’oiseaux.
Si toute la partie sud du parc n’est pas occupée, la partie nord quant à elle est exploitée. Selon le chef de regroupement de cette localité ’’la politique de conservation de la biodiversité génère des coûts dont le plus important est le coût de la privation de l’utilisation du réservoir naturel que constitue la forêt’’. Afin de répondre à cette critique fondée, il est urgent de proposer à ces populations des mesures d’accompagnement et atténuer leur douleur.
L’Union n° 9501, à la page 5, revient sur le dossier éco-tourisme dans le Parc national de la Lopé-Akanda, avec un accent particulier sur les réelles implications socio-économiques.
L’importance et la valeur culturelles que recèle la Lopé-Okanda pourraient remettre en cause les acquis centenaires découverts sur les sites de la Lopé.
En outre, il est possible que la communauté scientifique travaille sur un sujet : la postériorité (ou l’antériorité) des écrits Okandais (donc gabonais) par rapport à d’autres, notamment aux écrits égyptiens.
La Représentation Régionale de l’UNESCO a invité les autorités gabonaises à éviter les écueils d’un tourisme mal géré, il devait dégager l’importance que l’UNESCO accorde à l’élaboration d’un plan de développement touristique sous le thème ’’Tourisme culturel, tourisme de qualité’’ qui respecte les valeurs universelles exceptionnelles pour lesquelles le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial’’.
Les initiatives locales sont encouragées car devant viser la création de structures telles que des pensions touristiques, des maisons d’accueil faites en matériaux locaux, la confection des produits artisanaux, etc… et constituer de véritables sources de revenus pour les populations.
L’Union n° 9502, à la page 5, un article est dédié aux réalités à affronter, au-delà de l’enthousiasme qui a animé le pays tout entier quant à l’inscription du Parc National de la Lopé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
L’auteur de cet article attire l’attention des acteurs concernés sur les vicissitudes multiples de la mise en place d’une gestion et d’un fonctionnement qui ne transformeront pas la vie de la structure en un long fleuve tranquille.
Cette inscription étant une expérience nouvelle et inédite pour le Gabon, le nouveau statut de la Lopé-Okanda commandera que soient mises en branle des tonnes d’ingéniosité, d’abnégation, d’expertise avérée (pour certains), de volonté de réussite, de beaucoup de résolution pour transcender toutes les pesanteurs qui pourront annihiler la marche de ce projet novateur.
Les efforts dans ce sens sont attendus aussi bien du gouvernement que des partenaires dans la gestion du parc pour faire face à tous les aléas qui vont immanquablement survenir dans l’exécution du projet.
La promotion touristique faite par la musique
A la page 8 du n° 9501, c’est la promotion de la destination Gabon qui est faite par une Artiste Gabonaise de renom, en partenariat avec le Ministère du Tourisme du Gabon, à travers la signature d’une convention.
Cette dernière a confirmé son engagement à vendre une culture, une carrière, un pays par l’invitation à travers sa chanson qu’elle fera canter à tout le Gabon.
A la page 20 du n° 9502, il est question des Chutes de Poubara qui sont l’attrait touristique de Masuku au sud-est du Gabon.
Cette partie du pays est dotée de merveilleux paysages qui invitent le touriste à la découverte. Divers moyens de transport peuvent être utilisés pour se rendre à Franceville. Mais le train qui malgré ses dix heures de route, reste l’un des meilleurs du fait du panorama qu’il offre au voyageur épris de la nature. Une fois rendu à Franceville, le voyage sera conduit vers les chutes de Poubara. Le voyage se poursuivra jusqu’à la découverte du pont en liane, qui existe depuis 1915.
Adeline SISSINGA Q.
Assistante Administrative
Point Focal CARPE GABON

